La vie Communale

L’origine du nom reste incertaine:
- Deux hypothèses sont avancées, Le Bailleul viendrait du latin «Ballolium» devenu au Xème siècle «Baliolum» qui signifie «enclos de pieux» témoignant de la présence d’un camp romain, première hypothèse étayée par l’observation de l’ancien cadastre.
- La seconde, développée par des historiens, démontre la présence de la maison Bailleul, illustre et grande famille. Ainsi selon le cartulaire de l’Abbaye de Saint Aubin d’Angers, au XIème Hugues de Bailleul fut témoin de la donation d’une terre appartenant à Gaudin III de Malicorne aux moines de Saint Aubin. Un seigneur de cette Famille reçut la couronne d’Écosse au cours de ce siècle.
 
Le Bailleul fut jadis un village à caractère religieux :
-          une église de style romane construite au XII, occupait l’emplacement de l’actuelle église reconstruite fin du XIX.
-          La paroisse comptait aussi l’église Saint Étienne (Landes du Bailleul) et 9 chapelles dont la Chapelle Sainte Anne du cimetière construite en 1659 par le Sieur de Neillères.
 

Le village situé dans la province d’Anjou appartenait au diocèse d’Angers.

C’était une ville prospère et commerçante avec une présence des Chevaliers de l’ordre de Malte.
Une commanderie était établie à Montsoreau dont l’hôpital apportait protection et secours aux pèlerins.
La Commanderie fonctionnait grâce à des dons et aux redevances des différents notables. L’hôtellerie du Plat d’Étain (rue Adrien Roiné) centralisait les dons en nature et ravitaillait la commanderie.
La maison de la Croix Verte (rue Adrien Roiné) fut prieuré et Collège. En 1776, Pierre Belin de l’Anglottière, chevalier de Saint Louis en devint propriétaire.
Plusieurs demeures anciennes subsistent encore et permettent de situer fiefs et seigneuries. Pendant la révolution de 1789 des prêtres trouvèrent refuge à l’Anglottière.
Au Bailleul, on aurait exercé haute, moyenne et basse justice jusqu’en 1775 dans l’ancien palais de justice (aujourd’hui bar de l’Étoile).
Le village fut souvent malmené par les guerres. De nombreux lieux l’évoquent : chevalerie, grande guerrière, champ de bataille, les Forts de Marnay qui furent occupés par les anglais pendant la guerre de 100 ans.
En 1846, le village comptait 1158 habitants. Le commerce était une source de richesse.
La ligne de chemin de fer La Flèche - Sablé desservit Le Bailleul du 24 décembre 1877 au 1er août 1954.
La région du Malpaire travaillait le tuffeau. Deux fours à chaux sont encore visibles. Les chaufourniers étaient nombreux sur la commune.
Un moulin à aube était installé sur le Bief.
On comptait également des métiers à tisser et une tuilerie.